 RésuméIl n’existe actuellement pas de méthodes d'investigation bien définies et suffisamment précises permettant de déterminer à posteriori la teneur en ciment d’un béton durci. En l’absence d’une norme européenne, les laboratoires belges se réfèrent aujourd’hui à la norme NBN B 15-250 proposant une méthode de calcul de la teneur en ciment se basant sur l’analyse chimique du béton. Toutefois, cette norme présente, dans sa version actuelle, de nombreuses limites et ne présente un intérêt que si le ciment et les autres constituants du béton sont disponibles ou connus. En effet, si le ciment n’est pas connu, ce qui est en général le cas, il est supposé appartenir à une des 3 catégories de ciment de référence proposées par la norme belge. Or, il existe aujourd’hui 27 catégories de ciment qui sont reprises dans la norme européenne EN 197-1 dont 13 couramment utilisées en Belgique. Pour des raisons économiques et environnementales, les ciments les plus utilisés aujourd’hui ont une partie du clinker remplacée par d’autres constituants tels que des cendres volantes, du laitier de haut-fourneau ou encore des fillers calcaires dont la présence complique fortement les analyses. |